Démarche

« L’art, c’est ce qui rend la vie
plus intéressante que l’art. » Fluxus

« L’art, c’est ce qui rend la vie
plus intéressante que l’art. » Fluxus

poétique

poétique

Dans le sillage de ma mère organiste et de mon père facteur d’orgues, l’ambiance des églises a été le terrain de jeu dans lequel j’ai grandi. La tribune d’un orgue est pour moi un théâtre inversé : le public regarde un chœur vide, tandis que la musique – ce qui se joue – arrive dans son dos et l’enveloppe. Percevoir sans les yeux. Entendre par la membrane de la peau. Ces expériences de réception m’ont façonnée.

De cette expérience fondatrice, j’ai construit la certitude que l’espace n’est pas un décor, mais un interlocuteur. Il vibre, répond, amplifie les sons et ce que les corps produisent. Mon travail est nourri de cette relation à l’espace environnant comme partenaire de jeu.

Je suis une personne synesthète. Les sons engendrent chez moi des sensations tactiles, les mouvements génèrent des sons, les espaces ont des textures… Cette neurodivergence n’est ni un choix ni un ornement, c’est le moteur de mon travail. Je m’attache à dissoudre les frontières entre mise en scène, chorégraphie, composition musicale et arts plastiques, non par goût du mélange, mais parce que ma perception du réel n’a pas de discipline, elle convoque tous les sens.

Dans un paysage de montagne ou une abbaye médiévale, une salle communale de territoire ou un opéra national, ma recherche se concentre dans une même direction : révéler que le réel est un lieu dense, peuplé, à la fois tragique et merveilleux. Que nous avons, chacune et chacun, un corps pour le percevoir. Que ce corps est l’interface absolue de la relation au Monde et de l’altérité.

Dans le sillage de ma mère organiste et de mon père facteur d’orgues, l’ambiance des églises a été le terrain de jeu dans lequel j’ai grandi. La tribune d’un orgue est pour moi un théâtre inversé : le public regarde un chœur vide, tandis que la musique – ce qui se joue – arrive dans son dos et l’enveloppe. Percevoir sans les yeux. Entendre par la membrane de la peau. Ces expériences de réception m’ont façonnée.

De cette expérience fondatrice, j’ai construit la certitude que l’espace n’est pas un décor, mais un interlocuteur. Il vibre, répond, amplifie les sons et ce que les corps produisent. Mon travail est nourri de cette relation à l’espace environnant comme partenaire de jeu.

Je suis une personne synesthète. Les sons engendrent chez moi des sensations tactiles, les mouvements génèrent des sons, les espaces ont des textures… Cette neurodivergence n’est ni un choix ni un ornement, c’est le moteur de mon travail. Je m’attache à dissoudre les frontières entre mise en scène, chorégraphie, composition musicale et arts plastiques, non par goût du mélange, mais parce que ma perception du réel n’a pas de discipline, elle convoque tous les sens.

Dans un paysage de montagne ou une abbaye médiévale, une salle communale de territoire ou un opéra national, ma recherche se concentre dans une même direction : révéler que le réel est un lieu dense, peuplé, à la fois tragique et merveilleux. Que nous avons, chacune et chacun, un corps pour le percevoir. Que ce corps est l’interface absolue de la relation au Monde et de l’altérité.

Mon travail repose ainsi sur trois convictions :

  • L’espace comme commun
    Chaque lieu – naturel, patrimonial, dédié – est un partenaire de jeu.
    Ne pas occuper mais habiter les lieux rencontrés.
  • Le corps comme interface
    Explorer les sens et les sensations pour affiner nos perceptions du réel.
    Créer en faisant corps avec l’invisible.
  • L’émancipation comme horizon
    Activer chez chacun.e le plaisir d’être au Monde dans toute sa complexité.
    Fabriquer un art au sujet de, avec et pour des puissances fragiles.

Mon travail repose ainsi sur trois convictions :

  • L’espace comme commun
    Chaque lieu – naturel, patrimonial, dédié – est un partenaire de jeu.
    Ne pas occuper mais habiter les lieux rencontrés.
  • Le corps comme interface
    Explorer les sens et les sensations pour affiner nos perceptions du réel.
    Créer en faisant corps avec l’invisible.
  • L’émancipation comme horizon
    Activer chez chacun.e le plaisir d’être au Monde dans toute sa complexité.
    Fabriquer un art au sujet de, avec et pour des puissances fragiles.

Mon esthétique est contemplative, en tension entre minimalisme et foisonnement.
Ma démarche est plastique et performative. J’articule de façon inframince le réel à la représentation.
Pour transformer à même nos chairs la perception de ce que nous avons en commun.
Et ainsi jubiler, individuellement mais ensemble, en nous sentant vivants.

Mon esthétique est contemplative, en tension entre minimalisme et foisonnement.
Ma démarche est plastique et performative. J’articule de façon inframince le réel à la représentation.
Pour transformer à même nos chairs la perception de ce que nous avons en commun.
Et ainsi jubiler, individuellement mais ensemble, en nous sentant vivants.

parcours

parcours

Le corps & la scène

(2004–2012)

Après une formation plurielle en conservatoire – violon, chant lyrique, danse classique et contemporaine – Emma est admise au Jeune Ballet du CNSMD de Lyon. Elle mène une carrière d’interprète pour des chorégraphes issus du NDT (Kirsten Debrock), du Ballet Preljocaj (Samir El Yamni) ou de la performance sur scène ou en espace public (Jennifer Lacey/Nadia Lauro, Aude Le Bihan/Cyrielle Bloy, Willi Dorner). Poussée par son désir de comprendre les processus de création dans leur complexité, elle obtient en 2012 un Master 2 en Mise en Scène et Scénographie à l’Université de Bordeaux. Son mémoire porte sur la pratique performative du théâtre-rituel. Sa première direction artistique, Nymphal, croise la musique opératique de Rameau, les études de genre et une dramaturgie sonore déployée dans l’intégralité d’une église désacralisée. Sa collaboration avec l’artiste sonore Julien Clauss débute ici.

L’espace & la matière

(2009–2018)

Avec le soutien du chorégraphe Leonardo Montecchia, Emma importe et organise les Hors-Lits – parcours d’actes artistiques pour appartements – à Marseille. Aux côtés de Julien Clauss, elle réalise le design et la scénographie des installations monumentales Isotropie de l’Ellipse Tore et Salle de brouillage (Seconde Nature, Biennale Nemo, Les Eglises Chelles, Mois Multi Québec), et porte Modulation, bivouac radiophonique de 24 heures réunissant annuellement jusqu’à 300 personnes en montagne. Avec le soutien du CNC-Dicréam, ils conçoivent un pavillon géant transportable dans le paysage, dispositif de concert ou d’installation jouant avec l’écho des falaises (Sonic Protest, LabGamerz). Avec Cécile Beau, elle co-signe la série de sculptures alchimiques Réversion (Atonal Berlin, Biennale Internationale de Melle, Voyage à Nantes). Prolongeant son intérêt pour les formes collectives in-situ, elle met en oeuvre le marathon littéraire, culinaire et radiophonique On entend lire jusqu’au bout…

La voix & le son

(2014–2025)

Au sein du duo de musique électronique improvisée qu’elle forme désormais avec Julien Clauss, Emma pratique la poésie sonore climatique, le readymade textuel et le synthétiseur granulaire (Palais de Tokyo, Festival Météo, Abbaye de Maubuisson). En 2022, elle signe la mise en scène de l’opéra A Flauta Incantata, adaptation en langue corse de La Flûte Enchantée de Mozart. Créé à ciel ouvert dans le cloître d’un couvent désacralisé puis réadapté en théâtre, le spectacle est diffusé pendant un an sur France Télévisions. En 2024, elle est lauréate de la résidence Murmures de l’Abbaye de Fontevraud pour l’installation sonore Octoéchos librement inspirée des Vêpres de Monteverdi. Elle débute en parallèle la production d’un opéra de chambre immersif à partir de L’Enfant et les Sortilèges de Ravel & Colette, coproduit par l’Opéra de Clermont-Ferrand et le GRAME-CNCM.

L’in-situ & CYCLIQ

(2023-présent)

Installée en Isère, elle ancre CYCLIQ comme structure d’expérimentation au sein du territoire du Trièves, mêlant création contemporaine et exploration des liens entre art, patrimoine, participation citoyenne, droits culturels et ruralité. Elle crée la pièce de théâtre chorégraphique Clôture de l’Amour de Pascal Rambert avec une équipe triévoise réunissant amateurs et professionnels. Le spectacle, joué à guichet fermé dans les salles communales du Trièves et encore plébiscité, témoigne de sa capacité à inscrire des œuvres exigeantes au cœur de contextes non conventionnels, tout en favorisant la rencontre entre publics et pratiques artistiques. En 2025 et 2026, elle est lauréate du Laboratoire Chorégraphique de la Fondation Royaumont ainsi que du programme Cultivons l’art en milieu rural de la Fondation de France jusqu’en 2028 pour son projet Je regarde par la fenêtre et c’est loin, soutenu par le CNCM VOCE de Corse.

Le corps & la scène

(2004–2012)

Après une formation plurielle en conservatoire – violon, chant lyrique, danse classique et contemporaine – Emma est admise au Jeune Ballet du CNSMD de Lyon. Elle mène une carrière d’interprète pour des chorégraphes issus du NDT (Kirsten Debrock), du Ballet Preljocaj (Samir El Yamni) ou de la performance sur scène ou en espace public (Jennifer Lacey/Nadia Lauro, Aude Le Bihan/Cyrielle Bloy, Willi Dorner). Poussée par son désir de comprendre les processus de création dans leur complexité, elle obtient en 2012 un Master 2 en Mise en Scène et Scénographie à l’Université de Bordeaux. Son mémoire porte sur la pratique performative du théâtre-rituel. Sa première direction artistique, Nymphal, croise la musique opératique de Rameau, les études de genre et une dramaturgie sonore déployée dans l’intégralité d’une église désacralisée. Sa collaboration avec l’artiste sonore Julien Clauss débute ici.

L’espace & la matière

(2009–2018)

Avec le soutien du chorégraphe Leonardo Montecchia, Emma importe et organise les Hors-Lits – parcours d’actes artistiques pour appartements – à Marseille. Aux côtés de Julien Clauss, elle réalise le design et la scénographie des installations monumentales Isotropie de l’Ellipse Tore et Salle de brouillage (Seconde Nature, Biennale Nemo, Les Eglises Chelles, Mois Multi Québec), et porte Modulation, bivouac radiophonique de 24 heures réunissant annuellement jusqu’à 300 personnes en montagne. Avec le soutien du CNC-Dicréam, ils conçoivent un pavillon géant transportable dans le paysage, dispositif de concert ou d’installation jouant avec l’écho des falaises (Sonic Protest, LabGamerz). Avec Cécile Beau, elle co-signe la série de sculptures alchimiques Réversion (Atonal Berlin, Biennale Internationale de Melle, Voyage à Nantes). Prolongeant son intérêt pour les formes collectives in-situ, elle met en oeuvre le marathon littéraire, culinaire et radiophonique On entend lire jusqu’au bout…

La voix & le son

(2014–2025)

Au sein du duo de musique électronique improvisée qu’elle forme désormais avec Julien Clauss, Emma pratique la poésie sonore climatique, le readymade textuel et le synthétiseur granulaire (Palais de Tokyo, Festival Météo, Abbaye de Maubuisson). En 2022, elle signe la mise en scène de l’opéra A Flauta Incantata, adaptation en langue corse de La Flûte Enchantée de Mozart. Créé à ciel ouvert dans le cloître d’un couvent désacralisé puis réadapté en théâtre, le spectacle est diffusé pendant un an sur France Télévisions. En 2024, elle est lauréate de la résidence Murmures de l’Abbaye de Fontevraud pour l’installation sonore Octoéchos librement inspirée des Vêpres de Monteverdi. Elle débute en parallèle la production d’un opéra de chambre immersif à partir de L’Enfant et les Sortilèges de Ravel & Colette, coproduit par l’Opéra de Clermont-Ferrand et le GRAME-CNCM.

L’in-situ & CYCLIQ

(2023-présent)

Installée en Isère, elle ancre CYCLIQ comme structure d’expérimentation au sein du territoire du Trièves, mêlant création contemporaine et exploration des liens entre art, patrimoine, participation citoyenne, droits culturels et ruralité. Elle crée la pièce de théâtre chorégraphique Clôture de l’Amour de Pascal Rambert avec une équipe triévoise réunissant amateurs et professionnels. Le spectacle, joué à guichet fermé dans les salles communales du Trièves et encore plébiscité, témoigne de sa capacité à inscrire des œuvres exigeantes au cœur de contextes non conventionnels, tout en favorisant la rencontre entre publics et pratiques artistiques. En 2025 et 2026, elle est lauréate du Laboratoire Chorégraphique de la Fondation Royaumont ainsi que du programme Cultivons l’art en milieu rural de la Fondation de France jusqu’en 2028 pour son projet Je regarde par la fenêtre et c’est loin, soutenu par le CNCM VOCE de Corse.

axes de recherche

axes de recherche

Axe 1 | Corps & Espace

  • Le corps et la voix comme interfaces de perception/activation de l’espace.
  • Explorer les synesthésies, l’hyperphantasie, les neurodivergences.
  • Transposer l’écoute profonde des paysages sonores (P.Oliveros, R.Murray Schafer) en processus de recherche chorégraphique.
  • Partenariat avec le chorégraphe chercheur et déficient visuel Nathan Arnaud (Cie Murmuration).

Axe 2 | Son & Lieu

  • Le lieu et l’acoustique comme partenaires de jeu.
  • Installations sonores, spatialisation, compositions in-situ.
  • Recherches sur les ambiances, le paysage, l’art habitable et l’esthétique relationnelle, pour habiter et faire lieu ensemble, où que l’on soit.
  • Partenariat avec l’artiste sonore et chercheur Julien Clauss.
  • Partenariat avec le CRESSON, laboratoire CNRS sur les ambiances de l’ENSAG.

Axe 3 | Art & Émancipation

  • Les processus de transformation, de mutation, d’émancipation comme sujets.
  • Créer des formes artistiques singulières, exigeantes et sous-représentées.
  • Faire se rencontrer amateurs et professionnels durant la recherche de création.
  • Affirmer la ruralité comme ancrage propice à l’émergence de formes de haut niveau.

Axe 1 | Corps & Espace

  • Le corps et la voix comme interfaces de perception/activation de l’espace.
  • Explorer les synesthésies, l’hyperphantasie, les neurodivergences.
  • Transposer l’écoute profonde des paysages sonores (P.Oliveros, R.Murray Schafer) en processus de recherche chorégraphique.
  • Partenariat avec le chorégraphe chercheur et déficient visuel Nathan Arnaud (Cie Murmuration).

Axe 2 | Son & Lieu

  • Le lieu et l’acoustique comme partenaires de jeu.
  • Installations sonores, spatialisation, compositions in-situ.
  • Recherches sur les ambiances, le paysage, l’art habitable et l’esthétique relationnelle, pour habiter et faire lieu ensemble, où que l’on soit.
  • Partenariat avec l’artiste sonore et chercheur Julien Clauss.
  • Partenariat avec le CRESSON, laboratoire CNRS sur les ambiances de l’ENSAG.

Axe 3 | Art & Émancipation

  • Les processus de transformation, de mutation, d’émancipation comme sujets.
  • Créer des formes artistiques singulières, exigeantes et sous-représentées.
  • Faire se rencontrer amateurs et professionnels durant la recherche de création.
  • Affirmer la ruralité comme ancrage propice à l’émergence de formes de haut niveau.

distinctions & soutiens

distinctions
& soutiens

distinctions & soutiens

2026–2028 – Lauréate « Cultivons l’art en milieu rural », Fondation de France

2026 – Lauréate Laboratoire Chorégraphique #5, Fondation Royaumont

2025 – Lauréate Laboratoire Chorégraphique #4, Fondation Royaumont – Dir. Alban Richard

2025 – DRAC AURA Musique – Aide au projet L’Enfant et les Sortilèges, opéra de chambre immersif

2024–2025 – Lauréate résidence Murmures pour l’installation sonore in-situ Octoéchos, Abbaye Royale de Fontevraud – Commissariat Emmanuel Morin.

2024 – Fonds SCAN (Région AURA/DRAC) – Aide au projet L’Enfant et les Sortilèges, opéra de chambre immersif

2026–2028 – Lauréate « Cultivons l’art en milieu rural », Fondation de France

2026 – Lauréate Laboratoire Chorégraphique #5, Fondation Royaumont

2025 – Lauréate Laboratoire Chorégraphique #4, Fondation Royaumont – Dir. Alban Richard

2025 – DRAC AURA Musique – Aide au projet L’Enfant et les Sortilèges, opéra de chambre immersif

2024–2025 – Lauréate résidence Murmures pour l’installation sonore in-situ Octoéchos, Abbaye Royale de Fontevraud – Commissariat Emmanuel Morin.

2024 – Fonds SCAN (Région AURA/DRAC) – Aide au projet L’Enfant et les Sortilèges, opéra de chambre immersif

LESS IS NOISE

Musique ambient noise

2025

Less is noise rassemble Emma Loriaut au synthétiseur granulaire et Julien Clauss aux synthétiseurs modulaires. Dans ce duo de noise contemplatif et chaud, les matières sonores utilisées sont celles fabriquées lors de leur résidence à l’Abbaye de Fontevraud en 2024, pour la création de l’installation sonore Octoéchos librement inspirée des Vêpres à la Vierge de Monteverdi (1610).
Leur musique minimaliste articule ici des voix étirées en nappes matiéristes saturées à des sonorités harmoniques renvoyant à des rumeurs de cloches, de foules ou d’oiseaux électrisés.
Ouvrant pourtant notre écoute au moindre son de l’environnement réel à la façon du lowercase (Steve Roden), ce concert de noise nous plonge au cœur du réacteur d’un avion en train de décoller au ralenti.

Duo – Tout public
Pour salles de concert
Durée – 40min à 1h

Equipe :
Synthétiseur granulaire, avec ou sans voix – Emma Loriaut
Synthétiseurs modulaires – Julien Clauss
Production – CYCLIQ

Partenaires : duo découlant de la création de Octoéchos à l’Abbaye de Fontevraud en partenariat avec la SMAC Trempo Nantes

Concerts et tournées : Trempo, Nantes – 16 janvier 2025
Abbaye de Maubuisson, en trio avec Cécile Beau – 18 janvier 2025
Tour de l’Europe, Mulhouse – 31 janvier 2025

Médiations associées : promenades sonores, écoute profonde, ateliers découverte et pratique du synthétiseur modulaire

Contact diffusion : production@cycliq.org

OCTOÉCHOS

Installation sonore in-situ

2024

Réalisée initialement pour les Cuisines Romanes de l’Abbaye de Fontevraud, cette installation sonore spatialisée propose une immersion sonore contemplative, un lieu de paix, de beauté et de joie où le son fait corps avec l’architecture. La structure temporelle de la composition électro-acoustique est une boucle, sans début ni fin identifiables, diffusée sur un dispositif fait-main de 8.5.1 haut-parleurs. La pièce donne à sentir l’espace en l’habitant, et invite le public à y entrer, à en sortir à son gré, y demeurer le temps de son choix, s’y régénérer… à l’habiter.

S’inspirant librement des procédés de composition des Vêpres à la Vierge de Monteverdi, mettant la voix à l’honneur, Octoéchos réactualise leur vocation à susciter un état de plénitude, avec les moyens technologiques d’aujourd’hui.

Exposition – Tout public
Pour lieux patrimoniaux réverbérants
Durée minimum d’une monstration – 20 jours

Equipe :
Conception, composition musicale, installation, spatialisation – Emma Loriaut & Julien Clauss
Fabrication pavillon et enceintes – Emma Loriaut & Julien Clauss
Fabrication socle – Abbaye de Fontevraud
Commissariat – Emmanuel Morin
Chargée de projet – Elodie Baby

Chargé de production – Etienne Thomas

Partenaires :
Centre culturel de l’Ouest – Abbaye de Fontevraud, Trempo Nantes, Up Up and Away Angers

Résidences : Lauréats résidence Murmures 2024, Abbaye de Fontevraud

Vernissage et expositions : Un Noël à Fontevraud – du 30 novembre 2024 au 3 mars 2025
Tour Saint-Aubin, Angers, Up up and Away – mars 2025
Concerts associés : Trempo, Nantes – 16 janvier 2025
Abbaye de Maubuisson – 18 janvier 2025
Tour de l’Europe, Mulhouse – 31 janvier 2025

Médiations associées : promenades sonores tout public

Contact diffusion : production@cycliq.org

Clôture de l’Amour
Théâtre chorégraphique
2025

Notre libre adaptation du texte de Pascal Rambert met en jeu deux monologues pour huit interprètes – 4 hommes, 4 femmes – au centre d’un plateau circulaire entouré du public. Tandis que la nuit tombe au cours de la représentation, un couple se sépare : l’un dit « c’est fini », l’autre refuse. Cette situation est si banale que presque tout le monde l’a vécue. Passionnelle, violente verbalement et physiquement, la confrontation place les deux protagonistes sur un pied d’égalité. Au plateau pendant l’intégralité de la pièce, soutenus par une création sonore réalisée en direct à partir de graviers sonorisés, les huit interprètes mettent en relief avec lyrisme – et parfois ironie – différentes facettes de ce couple à travers les âges de sa vie, donnant libre cours à la réflexion : passion rime-t-elle avec violence ? une femme peut-elle être l’égal d’un homme dans la violence ? quand et comment sortir du cercle vicieux ? comment agir quand on est spectateur.ice de cette violence à l’oeuvre ?

Pièce pour 8 – Tout public à partir de 13 ans
Pour plateaux ou lieux non-dédiés – disposition quadrifrontale circulaire
Durée – 1h10

Equipe :
Mise en scène, jeu, chorégraphie – Emma Loriaut
Assistante – Marie Archambault
Création sonore au plateau – Julien Clauss
Interprètes – Arthur Anttila, Bertrand Barré, Élane Blondet, Sophie Bonnin, Pierre Ciron, Sophie Gani, Ludovic Goujon, Julie Goux
Régie générale et technique – François Bourriau ou Sébastien Ortega, Julien Clauss, Emma Loriaut

Partenaires :
Département Isère, Mairie de Mens, Communauté de communes du Trièves, Mixages, La Palpitante, Bombyx, La Graffeuse, CDLF, La Maison-Ateliers, Comité des fêtes de Tréminis, Mairie du Percy

Résidences :
Espace culturel de Mens – 2h hebdomadaires de mars à juin 2024
Mixages, Mens – 2h hebdomadaires de septembre 2024 à mai 2025
Bombyx, Mens – du 15 au 19 octobre 2024

Première et tournées : Tournée en Trièves à guichet fermé, avec 8 interprètes amateurs du territoire.
Vendredi 16 mai 2025 – Bombyx, Mens
Dimanche 18 mai 2025 – La Grange du Percy
Mardi 20 mai 2025 – Salle des Fêtes de Tréminis
Jeudi 22 mai 2025 – Salle des Fêtes de Lalley
Samedi 24 mai 2025 – Les Sagnes, Mens
Dimanche 25 mai 2025 – La Maison-Ateliers, Cornillon
Vendredi 21 novembre 2025 – version radiophonique sur Radio Dragon
Tournage du 26 au 31 novembre 2026 – Trièves

Médiations associées : ateliers de théâtre chorégraphique, bord de plateau sur les violences relationnelles

Contact diffusion : production@cycliq.org

Danse & chant sans vision

2025

Prenant pour point de départ la déficience visuelle de Nathan Arnaud, les trois performers croisent leurs disciplines respectives en mêlant danse, chant grégorien et musique générative. Dans une inlassable tentative de reprendre contact en mesurant l’espace, iels forgent sous nos yeux une nouvelle perception du visible… sans la vue.

La première publique de cette performance contemplative a eu lieu en juillet 2025, dans le cadre du Laboratoire Chorégraphique #4 de la Fondation Royaumont dirigé par Alban Richard, dans le Réfectoire des Moines de l’Abbaye de Royaumont. Loin d’un simple décor, le lieu est devenu un partenaire de jeu et de réflexions – sonores, acoustiques, visuelles, tactiles, sensibles.

Trio – Tout public
Pour lieux non-dédiés réverbérants, espaces d’exposition

Durée – entre 45 min et 3h

Equipe :
Conception, interprétation – Emma Loriaut, Jacopo Greco d’Alceo, Nathan Arnaud
Coréalisation – Cie Murmuration, CYCLIQ

Partenaires :
Fondation Royaumont, Domaine de la Garenne-Lemot, Département de Loire-Atlantique, Communauté de communes du Trièves

Résidences :
Fondation Royaumont – Laboratoire chorégraphique #4, juillet 2025
Domaine La Garenne-Lemot, Clisson – du 10 au 14 décembre 2025

Première et tournées : 18 juillet 2025 – Fondation Royaumont
décembre 2026 – Festival Mouvement sur la Ville 2026, Montpellier

Médiations associées : ateliers chorégraphiques et vocaux auprès de publics malvoyants.

Contact diffusion : production.murmuration@gmail.com

Opéra de chambre immersif, d’après Ravel & Colette

2024-28

À la croisée de l’installation sonore, de l’opéra de chambre et de la dansethéâtre, notre réactualisation de la fantaisie lyrique de Ravel et Colette, arrangée par Didier Puntos pour huit interprètes, quatre musicien.nes sur scène, et une création sonore électroacoustique spatialisée, envisage de répondre à la question : « comment Ravel auraitil composé cette oeuvre avec les moyens technologiques d’aujourd’hui? ».

Abordant les notions de matière, d’environnement et d’espace par le son, autant que celles d’altérité et d’invention de soi à travers les métamorphoses et la transidentité des personnages, nous souhaitons donner corps et voix à des êtres familiers, pourtant étranges. Libérant animaux, insectes, végétaux et objets de l’image qu’ils sont censés illustrer, nous chorégraphierons ce qui échappe au figuratif : la sensation que ces êtres nous donnent de leur présence, de leurs mouvements, de leur langage, lorsque nous acceptons de les percevoir avec profondeur dans leur multiplicité.

Tout public à partir de 5 ans
Pour lieux dédiés – plateau avec circulation scène/salle

Durée estimée – 1h

Equipe :
Emma Loriaut – Conception générale, mise en scène, scénographie, chorégraphie, diction et jeu

Virginie Zivkovic – Direction musicale, cheffe de chant

Julien Clauss & Emma Loriaut – Création sonore, installation spatialisée
Cécile Clozel – Dramaturgie, regard extérieur
Quentin Monteil – Assistant

Chanteurs – Elsa RouxChamoux, Stéphanie Boré, JeanChristophe Fillol, Damien Gastl, Marion Jacquemet, Mali Zivkovic, Jeanne Crousaud, Clara Guillon

Instrumentistes – Virginie Zivkovic, Masahiko Omori, Anaëlle Joly, Anaïs Bodart

Diffusion sonore spatialisée – Julien Clauss

Equipe technique – Chrystelle Charlevol, Pia Marmier, Catherine Gargat, Aude Oudet, Victor Lapierre

Production – CYCLIQ, Céline Rodriguez, Isaline Aubanel, LE COMPTOIR DES ARTS

Partenaires :
Clermont Auvergne Opéra, GRAME CNCM Lyon-Villeurbanne, La Maison-Ateliers, Voci e Organu in Cervioni
La Pop Paris, Scène Nationale Les Gémeaux, Théâtre de Vanves, Danse Dense, Tous en Son, RamDam, Sacem, pour leurs journées professionnelles de repérage 2024
Fonds SCAN, aide au projet DRAC AURA musique, Communauté de communes du Trièves

Résidences :
La Maison-Ateliers – du 9 au 11 septembre 2024
CNCM GRAME – du 19 au 24 novembre 2024
Clermont Auvergne Opéra – du 3 au 7 mars 2025
Clermont Auvergne Opéra + autre lieu à confirmer – 10 jours en avril-mai 2027

Première et tournées : version concert – 9 mai 2027, Opéra de Clermont-Ferrand

Médiations associées : répétitions publiques, séances d’écoute, ateliers vocaux, chorégraphiques et sonores, atelier maquillage

Contact diffusion : production@cycliq.org

Théâtre chorégraphique, d’après les entretiens menés par Charles Pennequin & Alain Brugnago

2025-27

À partir d’entretiens menés auprès d’habitants, ce projet de théâtre chorégraphique dresse un paysage poétique et sans trame narrative du territoire montagneux du Trièves. Dans un pur style beckettien, mêlant absurde, contrastes, anecdotes du quotidien et réflexions existentielles, les interprètes semblent incarner leur propre rôle. Leur gestuelle foisonnante, sinon contemplative, déborde la langue et nous donne à sentir la complexité duelle inhérente à toute ruralité.

Pièce de groupe – Tout public
Pour plateaux ou salles des fêtes – disposition frontale

Durée estimée – 1h10

Equipe :
Emma Loriaut – mise en scène, scénographie
Marie Archambault – assistante
Julien Clauss – création musicale
13 interprètes triévois amateurs de 28 à 82 ans
CYCLIQ – production

Partenaires : Département Isère, Communauté de communes du Trièves, Mairie de Mens

Résidences :
atelier hebdomadaire à Mixages, Mens
du 12 au 17 octobre 2026 – Bombyx, Mens

Première et tournées : printemps 2027 – Trièves

Contact diffusion : production@cycliq.org

Performance vocale et chorégraphique, un hommage à Klaus Nomi

2026-27

Du souffle au cri en passant par le chant lyrique et expérimental, ce solo triture la matière baroque de l’Air du Génie du Froid de H.Purcell. En s’appuyant sur les codes de Klaus Nomi l’ayant rendu populaire auprès du grand public, s’ériger, explorer le souffle, repousser les limites de la voix par le mouvement, faire corps avec l’espace… pour faire advenir sans artifice une créature.

Solo – Tout public
Pour lieux réverbérants – intérieurs ou extérieurs

Durée estimée – entre 20 et 35 min

Equipe :
Emma Loriaut – conception, interprétation
CYCLIQ – production

Partenaires : La Maison-Ateliers

Résidences : recréation en 2026-27

Première et tournées : 30 mai 2026 – Festival A chacun son Teppaz
Recréation en 2026-27

Médiations associées : promenades sonores, ateliers vocaux et chorégraphiques

Contact diffusion : production@cycliq.org

Pièce chorégraphique, textuelle et sonore pour paysage

2026-27

Une performeuse, une autrice, un artiste sonore : trois présences s’articulent les unes aux autres dans un paysage choisi pour ses qualités visuelles et acoustiques.
Un être s’absente, mais le manque créé par sa disparition est comblé par la jubilation de nos sens et de nos sensations, dans une communion délicate et puissante avec l’environnement.

Trio – Tout public
Pour lieux extérieurs non dédiés – paysages ruraux ou urbains

Durée estimée – 45 min

Equipe :
Emma Loriaut – conception générale, chorégraphie, interprétation
Esther Salmona – écriture, regard extérieur, interprétation
Julien Clauss – composition musicale, interprétation
Rémi Beignier – régie, technique
CYCLIQ – production

Partenaires :
Fondation de France, CNCM VOCE Corse, La Pop, Théâtre de Vanves, Théâtre Silvia Monfort, Scène nationale Les Gémeaux, Festival Danse dense pour leur Journée de repérage professionnel 2026, Communauté de communes du Trièves, Commune de Mens

Résidences :
in-situ Trièves – 5 jours/mois, janvier, avril, juin, décembre 2026
CNCM VOCE Corse – du 5 au 10 octobre 2026
lieu à confirmer – 10 jours en mars 2027
lieu à confirmer – 10 jours en mai 2027

Première et tournées : en discussion

Médiations associées : promenades sonores, ateliers chorégraphiques dans le paysage, ateliers d’écriture

Contact diffusion : production@cycliq.org